Une belle performance française à l’honneur dans le classement QS World University Rankings [en]

Le QS World University Rankings, un palmarès international qui classe les établissements d’enseignement supérieur en fonction des disciplines enseignées, a été publié mercredi 29 avril 2015. Cette année, le QS World University Rankings a mis en avant les universités et grandes écoles françaises… mais aussi australiennes au travers d’un classement de 36 disciplines proposées dans 894 universités.

Dans le domaine du business et du management, la France pointe à la 3ème place, grâce à l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD), mais aussi à la 13ème place avec HEC devançant l’Université de Melbourne (15ème place), première université australienne dans ce domaine. Quant à l’Australie, 6 universités australiennes figurent dans le top 50 en business et management.

En finance, l’INSEAD et l’HEC signent de nouveau une belle performance, occupant respectivement la 21ème et la 31ème place. Dans le même domaine, l’Australie se vante d’avoir 6 universités parmi les 50 meilleures au monde, dont UNSW en 12ème place, l’Université de Melbourne en 14ème place, et l’Université de Sydney en 19ème place.

Le classement fait également la part belle aux universités françaises en sciences humaines et sociales puisque la France atteint la 5ème place en sciences politiques et relations internationales grâce à Sciences Po Paris – suivie par l’Australian National University en 7ème place.

Dans le domaine du droit, l’Australie établit son expertise internationale, avec quatre universités dans le top 20 : l’Université de Melbourne en 8ème place, l’Université de Sydney en 13ème place, UNSW en 15ème place, et l’ANU en 16ème place. L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne se hisse quant à elle en 25ème place, seule université française figurant dans le top 50 en droit.

A noter également : l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) à la neuvième place en langues modernes – sa concurrente ANU n’arrivant qu’en 24ème place ; et l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne à la seizième place en histoire, devancée par ANU en 9ème place.

Si le classement établit l’excellence française en sciences humaines et sociales, économie et finance, la qualité de l’enseignement des sciences dures en France n’y est pas mis en valeur, à quelques exceptions.

En mathématiques, la célèbre Ecole Polytechnique arrive en 17ème place, surpassant ainsi l’ANU en 31ème place.

Dans le domaine de l’agriculture et de la forêt, Agro ParisTech arrive à la 13ème place, derrière l’ANU en 7ème place.

En génie civil, l’Australie classe 10 universités dans le top 100 dont 2 dans le top 20 (l’Université de Sydney et l’UNSW), alors que la première école française (INSA Lyon) n’arrive que dans le top 200.

En architecture, l’Australie inscrit 10 universités dans le top 100 - dont l’Université de Melbourne en 15ème place et l’Université de Sydney en 17ème place – tandis qu’aucun établissement français n’apparaît dans le top 100.

Dans les domaines du génie électrique, de l’aéronautique, de la médecine, des sciences environnementales ou de la psychologie, aucun établissement français n’apparaît dans le top 100. L’Australie domine ces domaines, avec un minimum de 7 universités australiennes dans le top 100 dans chaque domaine – y compris 8 en médecine, 8 en sciences de l’environnement, et 9 en psychologie.

L’Australie surpasse également la France en sciences biologiques avec 8 universités dans le top 100 dont 3 dans le top 50, alors qu’aucune université française ne se distingue dans ce domaine. De même, en géologie et sciences marines, l’Australie inscrit 12 établissements dans le top 100 (avec ANU figurant en 12ème place), contre seulement 3 établissements français dans le top 100 (l’Ecole Polytechnique arrive malgré tout en 37ème place).

Au final, une belle performance française mise à l’honneur dans le classement QS World University Rankings, comme le souligne Ben Sowter, le directeur de recherche du palmarès, qui indique que le classement a permis de « relever les forces particulières des institutions françaises beaucoup plus efficacement que cela ne serait possible dans un classement global des établissements. »

Dernière modification : 06/05/2015

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