Syrie - Reprise des négociations inter-syriennes [en]

Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international.

La France salue la reprise le 13 avril à Genève des négociations inter-syriennes, qui intervient dans un contexte difficile. Ces pourparlers sont cruciaux pour avancer vers la paix.

Je réitère à cette occasion notre soutien à l’envoyé spécial des Nations unies et salue l’approche constructive de l’opposition, qui est engagée dans les négociations de Genève malgré les provocations du régime.

La France appréciera la position de la délégation du gouvernement syrien à l’aune du respect du cadre fixé par la communauté internationale. Il devra accepter les transferts de pouvoir nécessaires à la mise en place d’un gouvernement de transition, conformément au communiqué de Genève et à la résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies, afin de ramener durablement la paix et l’unité entre les Syriens.

La France exprime de nouveau sa vive préoccupation face aux violations croissantes et délibérées de la cessation des hostilités, dont le régime porte la principale responsabilité, et face à la poursuite des obstacles dans l’accès humanitaire, notamment en banlieue de Damas où des centaines de milliers de personnes continuent de vivre assiégées sans accès à la nourriture et aux médicaments. Ces actions du régime syrien qui mettent en péril les négociations de Genève doivent cesser.

Q - Comment évaluez-vous la tenue des élections parlementaires en Syrie dans les zones sous le contrôle du régime de Bachar al-Assad alors que la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelle à une transition politique dans le pays par l’organisation des élections dans l’ensemble du pays ? Ces élections peuvent-elles être considérées légitimes au vu de la guerre civile qui fait rage dans le pays ?

R - La France dénonce le simulacre d’élections organisé par le régime. Elles se tiennent sans vraie campagne électorale, sous l’égide d’un régime d’oppression et sans observation internationale. Seuls sont appelés aux urnes les résidents d’une partie réduite du territoire, excluant des millions de Syriens déplacés ou réfugiés à l’étranger.

Comme l’a rappelé l’envoyé spécial des Nations unies, M. Staffan de Mistura, les seules élections valables sont celles envisagées par la résolution 2254 adoptée à l’unanimité du conseil de sécurité. Ces élections devront avoir lieu après qu’une transition aura été mise en place, puis une nouvelle constitution adoptée. Elles devront se tenir sous l’égide des Nations unies et selon les critères internationaux de transparence et d’équité.

Dernière modification : 14/04/2016

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