La France en Australie Ambassade de France à Canberra
fontsizeup fontsizedown

 English    français  

Accueil » Défense et armement » Actualité sécurité et défense

Sommet de l’OTAN, Lisbonne (19-20 nov. 2010)

Le 24e Sommet de l’OTAN s’est tenu à Lisbonne les 19 et 20 novembre 2010. Il a réuni les chefs d’Etats et de gouvernement des 28 pays de l’Alliance.

A Lisbonne, les Alliés réunis au plus haut niveau ont abordé les principaux défis auxquels est confrontée l’OTAN :

1- Aider les Afghans à prendre en main leur destin : la transition en Afghanistan

Avec 120.000 personnels sur le terrain, l’Afghanistan représente aujourd’hui le principal engagement de l’OTAN, qui agit sur mandat du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Le Sommet de Lisbonne a été l’occasion de réaffirmer l’unité des Alliés et leur détermination à poursuivre leur action dans ce pays « aussi longtemps que nécessaire », comme l’a rappelé le Président de la République dans son intervention du 25 août 2010.

Il s’agissait également de préparer le transfert progressif des responsabilités aux Afghans eux-mêmes - la transition décidée par la communauté internationale lors des conférences internationales de Londres (janvier 2010) et de Kaboul (juillet 2010).

2- Rénover l’Alliance : l’adoption d’un nouveau concept stratégique pour l’OTAN

Le concept stratégique est un document public. C’est le texte le plus important pour l’OTAN après le Traité de l’Atlantique Nord, qui a fondé l’Alliance en 1949. Il définit la nature, les objectifs et les missions de l’Alliance atlantique, ainsi que les moyens nécessaires pour accomplir ses tâches. Dans sa version actuelle, le concept stratégique date de 1999.

L’élaboration d’un nouveau concept stratégique répond au besoin de prendre en compte les grandes évolutions qui ont affecté l’Alliance et son environnement stratégique depuis dix ans : l’émergence de l’UE comme un acteur global, l’élargissement de l’OTAN à 9 nouveaux Etats membres d’Europe centrale et orientale ; son implication dans la résolutions de grandes crises internationales, au Kosovo ou en Afghanistan ; le développement de nouvelles menaces (terrorisme, prolifération nucléaire, chimique et bactériologique, cyber-attaques) ; l’évolution de la Russie.

Dans cet environnement de plus en plus incertain, la France a rappelé que la mission première de l’Alliance reste la défense collective de ses membres, comme le prévoit l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord. A cet égard, la dissuasion nucléaire continue de jouer un crucial pour préserver la crédibilité de l’Alliance. La défense antimissile peut être un complément utile à la dissuasion nucléaire mais ne saurait s’y substituer.

L’expérience des Balkans ou de l’Afghanistan montre que les crises internationales sont toujours plus complexes et que leur résolution par la communauté internationale exige de pouvoir combiner des actions civiles et militaires et de faire travailler ensemble des acteurs très divers. L’OTAN doit donc inscrire son action dans une approche globale des crises, en adaptant sa propre organisation et ses relations avec les autres acteurs de la gestion des crises pour améliorer la coopération avec eux.

La révision du concept stratégique doit contribuer à réformer en profondeur l’OTAN. Nous devons faire de l’Alliance atlantique une organisation toujours plus efficace et plus réactive dans un contexte budgétaire exigeant et un environnement stratégique imprévisible.

3. Approfondir les relations avec l’Union européenne et relancer la relation avec la Russie

Le nouveau concept stratégique devra prendre acte de la montée en puissance de l’Union européenne. Membre de l’Union européenne et de l’Alliance Atlantique, la France défend le renforcement des relations entre les deux organisations pour garantir l’efficacité et la complémentarité de nos actions.

Le Secrétaire général de l’OTAN a proposé d’organiser une réunion du Partenariat euro-atlantique ainsi qu’un Sommet OTAN-Russie en marge du Sommet de Lisbonne. Cette proposition s’inscrit dans une démarche de transparence et de dialogue vis-à-vis de nos partenaires russes. La France soutient cette initiative, qui permettrait à l’OTAN et à la Russie d’identifier ensemble les menaces auxquelles elles sont confrontées et d’avancer vers des coopérations concrètes dans les domaines où leurs intérêts de sécurité se rejoignent, comme l’Afghanistan, la lutte contre la prolifération nucléaire ou la défense antimissile.

- Lire la conférence de presse de Nicolas Sarkozy (Lisbonne, 20 novembre 2010)

"La rénovation, c’est un nouveau concept stratégique. Le dernier concept stratégique, c’est 1999. Depuis, il y a eu le 11 septembre, les affaires iraniennes, le Traité de Lisbonne. On peut dire que 1999, c’était un autre monde. Donc, il faut une autre stratégie pour notre Alliance. Dans cette nouvelle stratégie, il y a des permanences bien sûr : l’indivisibilité de la sécurité et la défense collective, la communauté de valeur avec nos alliés, le lien transatlantique, la dissuasion nucléaire. Et puis, il y a tout le volet des évolutions face aux nouvelles menaces : les missiles, les cyber-attaques, la prolifération, le terrorisme bien sûr, et j’en passe..."

- Lire la déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement (Lisbonne, 20 novembre 2010)

"L’objectif fondamental et immuable de l’OTAN consiste à sauvegarder la liberté et la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires. L’Alliance a le devoir et la volonté de continuer à remplir efficacement, et toujours dans le respect du droit international, trois tâches fondamentales essentielles - la défense collective, la gestion de crise et la sécurité coopérative - qui toutes contribuent à la sauvegarde de ses membres."

En savoir plus : Ministère des Affaires étrangères et européennes


publie le 9 décembre 2011

Liens utiles

Facebook Twitter Google+ Storify Youtube Dailymotion Flickr RSS