Situation à Alep [en]

Alors que le martyre d’Alep se poursuit, de nombreuses allégations d’exactions commises par les forces favorables au régime de Bachar Al Assad nous parviennent : assassinats de sang froid de familles entières au motif qu’elles seraient réputées proches de l’opposition ; exécutions sommaires, notamment de femmes et d’enfants ; personnes brulées vives dans leurs maisons ; poursuite du ciblage systématique des hôpitaux, de leur personnel et de leurs patients...

De telles atrocités révoltent les consciences. Plus que jamais, il y a urgence à faire cesser les hostilités à Alep. Les soutiens du régime, à commencer par la Russie, ne peuvent pas laisser faire et admettre cette logique de vengeance et de terreur systématique sans prendre le risque d’en être complices.

Toute la lumière doit être faite sur les souffrances infligées aux populations civiles à Alep. J’appelle les Nations Unies à utiliser sans délai tous les mécanismes, qui permettent d’établir la vérité sur ce qui se passe à Alep et à la communauté internationale de faire en sorte que ces crimes ne restent pas impunis.

Q - Est-ce que vous avez des informations sur l’éventuelle utilisation d’armes chimiques sur des civils dans la province de Hama ?

R - La France est vivement préoccupée par les informations faisant état d’une nouvelle attaque chimique qui serait intervenue dans la province de Hama le 12 décembre et aurait fait de nombreuses victimes civiles, dont des enfants. Si ces faits sont avérés, cette attaque est constitutive de crimes de guerre.

La France est déterminée à ne pas laisser les responsables d’attaques chimiques impunis.

A la suite des deux rapports du JIM (mécanisme d’enquête conjoint des Nations unies et de l’OIAC sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie), qui confirment très clairement l’emploi d’armes chimiques par le régime syrien et par Daech dans au moins trois cas, la France entend poursuivre les discussions avec ses partenaires du conseil de sécurité des Nations unies en vue de l’adoption d’une résolution visant à sanctionner les auteurs de telles attaques.

Q - Le président François Hollande a soutenu hier, à l’issue de son entretien avec Riad Hijab qu’"il n’y aura pas d’impunité par rapport à ce qui se passe en Syrie". Or, quelques heures après, Alep a connu une des plus violentes nuits de son histoire avec la dernière offensive du régime permettant à ce dernier la reprise de la quasi-totalité de la ville. La communauté internationale a-t-elle usé de tous les moyens pour rétablir le cessez-le-feu ? Que peuvent faire les pays affinitaires dorénavant pour que l’opposition ne fasse pas de "concessions" face au régime ?

R - Au sujet de la situation à Alep, je vous renvoie à la déclaration faite ce matin par M. Jean-Marc Ayrault.

Dernière modification : 14/12/2016

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