Réouverture du musée de Bullecourt 1917, 1ere étape d’un chemin de mémoire australien. [en]

BULLECOURT (Pas-de-Calais), 24 avr 2012 (AFP)

Un musée consacré à la participation des soldats australiens à la Première Guerre Mondiale rouvrira mercredi à Bullecourt (Pas-de-Calais) après de gros travaux, devenant la première étape en service d’un "chemin de mémoire australien sur le front occidental".

Le musée Jean et Denise Letaille situé à Bullecourt, commune non loin d’Arras où se sont tenues deux des plus sanglantes batailles du front ouest, a été entièrement rénové avec l’aide du gouvernement australien, à part égale avec le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, pour un total de 850.000 euros.

L’Australie a également prévu une enveloppe globale de plus de 7,5 millions d’euros pour développer un "chemin de mémoire australien", qui doit être prêt pour 2014 —le centenaire de début de la Grande Guerre— et dont le musée de Bullecourt est l’une des 9 étapes.

Le parcours passe par trois sites en Belgique, à Ypres, Passchendaele et Ploegsteert, Fromelles et Bullecourt dans le Nord-Pas-de-Calais, et Pozières, Mont-Saint-Quentin et Villers-Bretonneux dans la Somme.

"Dans tous ces lieux, les habitants et leurs élus commémorent depuis longtemps la contribution de la nation australienne en Europe durant la guerre", note dans un communiqué Warren Snowdon, ministre australien des anciens combattants.

La réouverture du musée au public coïncide, le 25 avril, avec le jour de commémoration des troupes australiennes et néo-zélandaises (Anzac Day).

Dans la grange remise à neuf de Jean Letaille, agriculteur et grand collectionneur d’objets récoltés sur le site des batailles de Bullecourt, un grand bric-à-brac témoigne à la fois de l’horreur de la guerre et de la vie quotidienne des soldats australiens et britanniques des tranchées.

Les soldats qui ont combattu lors de ces deux batailles, en avril et mai 1917, étaient expérimentés, vétérans de Gallipoli ou Fromelles, et tous volontaires côté australien. Environ 10.000 sont morts ou ont été blessés, mais aussi 7.000 Britanniques et 10.000 Allemands.

Au total, ce sont 46.300 Australiens qui sont tombés en France pendant la Première Guerre Mondiale.

Au centre de la pièce principale, des morceaux d’un tank britannique se détachent d’un monceau de pièces diverses arrachées des sols alentours.

Du plafond pendent des crochets de barbelés, étranges pieux en tire-bouchon. Ici douilles d’obus gravées transformées en oeuvres d’art, là matraques de tranchées semblant tout droit sorties du Moyen-Age, témoignent de tous les aspects de la guerre.

Dernière modification : 08/05/2012

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