Les écoles de commerce françaises, l’excellence européenne

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Ainsi, à la première place se trouve la prestigieuse École des hautes Études commerciales de Paris (HEC Paris), leader du classement pour la 6e année consécutive, preuve d’un enseignement de qualité pérenne, de structures organisationnelles stables et de programmes éducatifs performants. HEC Paris est également reconnue comme la meilleure école de commerce du monde par le classement 2011 du « Financial Times », réalisé à l’échelle internationale.

L’Insead - l’Institut européen d’Administration des Affaires - occupe la deuxième place du palmarès devant la London Business School, l’Iese Business School de Barcelone, l’IMD de Lausanne et l’IE Business School de Madrid. Se positionnent également parmi les vingt meilleures écoles, trois autres écoles françaises de renom : l’Essec - École supérieure des Sciences économiques et commerciales -, l’ESCP Europe - École supérieure de Commerce de Paris - et l’École de Management de Lyon (EM). Dix autres écoles de commerce françaises se retrouvent ensuite parmi les 70 meilleures écoles européennes.

Pour réaliser ce classement, le « Financial Times » a confronté quatre classements précédemment publiés par le quotidien lui-même, dont les meilleurs MBA, les meilleures formations continues, les meilleurs executive MBA et les meilleurs masters en management. D’autres critères comme le taux de féminisation dans le corps professoral, le nombre d’étudiants et d’enseignants étrangers ou encore le nombre de professeurs titulaires d’un doctorat, ont aussi été pris en compte.

La multiplicité de ces critères permet d’apprécier la qualité des écoles de commerce françaises et d’en reconnaître les mérites ; d’autant que la plupart d’entre elles ont progressé dans le classement ces dernières années. Citons à titre d’exemple l’Essec qui passe de la 14e à la 10e place en l’espace d’une année ou encore Euromed Management qui a gagné 13 places par rapport au classement de 2009. L’amélioration de la qualité de l’enseignement fait donc partie des principaux enjeux auxquels s’attachent les grandes écoles de commerces françaises.

Selon une étude réalisée par le magazine français « Le Point » en 2011, les écoles de commerce françaises se tournent de plus en plus vers l’international : près de 20 % des étudiants d’HEC sont des étudiants étrangers, 15 % pour l’EM Lyon et l’ESSEC, presque 30 % pour Euromed management et plus de 40 % pour l’ESCP Europe. De même, en moyenne 30 % des anciens étudiants de ces écoles travaillent par la suite à l’étranger et, dans la majorité des écoles, au moins un quart des professeurs ont obtenu leur doctorat à l’étranger. Elles prévoient d’ores et déjà toutes dans leur cursus une année ou un semestre à l’étranger, ce qui se traduit par des partenariats avec d’autres écoles et universités dans le monde.

La rivalité entre les écoles de commerces françaises et les universités anglo-saxonnes constitue un véritable défi que les HEC, Insead et autres Essec sont bien décidées à relever : celui de passer d’un leadership européen à un leadership mondial visant la formation des élites économiques, managériales et entrepreneuriales de demain.

Barbara Joannon

(Source : Actualité en France, N°3 - Janvier 2012)

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Dernière modification : 23/01/2012

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