Commémorations de l’ANZAC Day à l’Ambassade de France en 2013

Les commémorations de l’ANZAC Day (The Australian and New Zealand Army Corps), marquant cette année le 97e anniversaire de la première bataille de Gallipoli (le 25 avril 1915 dans les Dardanelles, Turquie) des corps expéditionnaires australiens et néo-zélandais et où plus de 10 000 soldats australiens et néo-zélandais perdirent la vie, rendent hommage aujourd’hui à tous les Diggers australiens de tous les conflits.

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A l’issue des importantes commémorations conduites dès l’aube par les autorités australiennes, l’Ambassade de France à Canberra a rendu hommage devant son Monument aux Morts dédié aux "Diggers".

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S.E. M. Stéphane Romatet, Ambassadeur de France (©Presse/C. Dupre)

L’Ambassadeur de France en Australie, S.E.M. Stéphane Romatet a tenu un discours, reproduit ci-dessous :

A nouveau, comme chaque année, nous nous rassemblons. Unis par le souvenir. Le temps passé mais la mémoire demeure. Vivante, intacte, émue.

Il y a cent ans exactement, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents construisaient l’avenir de leurs familles avec espoir. Ici, à Canberra, la jeune nation australienne édifiait les premières pierres de sa nouvelle capitale. En Europe, en avril 1913, un traité de paix entre les grandes puissances mettait fin à la guerre dans les Balkans.

Qui aurait alors pu imaginer cet enchaînement fatal qui, à partir de l’été 1914, allait mener vers la guerre la plus meurtrière de toute l’histoire ?

Qui aurait pu penser, alors que l’Australie se constituait à peine, que sa jeunesse viendrait mourir sur les rivages de Gallipoli ou dans les tranchées de Fromelles et Villiers-Bretonneux ?

Un siècle bientôt que le souvenir de ces sacrifices hante nos mémoires. Notre responsabilité, notre devoir, est de faire vivre cette mémoire. D’abord par hommage pour les pères de nos pères, pour nos grands-oncles qui ne sont pas revenus des champs de guerre de l’Europe. Ensuite, par respect pour les soldats de nos armées qui poursuivent l’œuvre de paix de nos aïeux et qui, hélas, continuent d’en payer le prix du sang.

Je pense aujourd’hui intensément à mon grand-père, officier d’artillerie puis officier d’aviation qui a combattu continument de 1914 à 1918. Je pense aussi cet après-midi à cet Australien que j’ai rencontré à Perth et qui m’a demandé avec insistance de l’aider à retrouver la mémoire de son père, exécuté sur le front de l’ouest.

Je me remémore la visite, toute récente, ici à Canberra, du Conseil municipal de Pozières, ville marquée sur ce monument, venu se recueillir au War memorial et qui sait, même près de 100 ans après, ce qu’elle doit pour toujours à l’Australie et à ses soldats.

Je pense aussi, Général Hurley, grâce à votre présence dont je vous remercie, aux 38 soldats australiens tombés en Afghanistan.
Je pense également aux soldats français récemment morts en opération au Mali.

C’est cette chaîne de la mémoire que nous poursuivons aujourd’hui devant ce monument franco-australien.

Ensemble, souvenons-nous ; recueillons-nous. Et à ces morts d’hier et d’aujourd’hui qui hantent nos consciences, nous leur disons : Lest we forget.

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Général David Hurley, Chef des Forces de Défense australiennes (©Presse/C. Dupré)


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Brigadier Général Jean-François Parlanti, Commandant des Forces Armées de Nouvelle-Calédonie, S.E. M. Stéphane Romatet, Ambassadeur de France en Australie et Général David Hurley, Chef des Forces de Défense australiennes (©Presse/C. Dupré).


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M. Jacques Petit, Président honoraire de l’Association des anciens combattants de Canberra (©Presse/C. Dupré).


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Les invités partagent un verre à la Résidence de France à l’issue de la cérémonie (©Presse/C. Dupré).

Dernière mise à jour : 25/04/2013

Dernière modification : 14/05/2013

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