Monsieur le Premier Ministre, Cher Alain Juppé,
En fonction des résultats électoraux, les pouvoirs passent mais les intérêts de la France demeurent. Nous avons dans nos parcours respectifs suivi des chemins qui présentent quelques analogies. Je ne parle pas des analogies qui font la joie des caricaturistes, mais des analogies de fond.

Je pressens que j’aimerai cette maison aussi parce que - je tiens à le dire en en prenant la direction avec les ministres délégués qui seront à mes côtés – c’est une maison composée de femmes et d’hommes d’un professionnalisme, d’un sens du service public remarquables. Je compte bien m’appuyer sur toutes et tous pour remplir la tâche que le président de la République et le Premier ministre m’ont confiée.

Vous allez maintenant, si je l’ai bien compris, retourner dans votre très belle ville, mais je sais que l’avenir est ouvert.
Jaurès n’a jamais été ministre ; donc jamais ministre des Affaires étrangères. Mais dans son magnifique discours de 1903 que chacun, bien sûr, a en mémoire, le discours à la jeunesse prononcé à Albi. Quand il définit le courage, il dit - la formule est bien connue, mais un passage, peut-être est plus intéressant et moins connu - : « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». Ici, c’est nécessaire. Et il ajoute - et je dis cela à votre attention - : « le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense ». Et il termine en disant : « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ».

A tous les agents, ici présents ou représentés, je dis que j’essaierai de mener à bien la mission qui est la nôtre, c’est-à-dire à la fois exercer l’influence qui doit être celle de la France et lui donner sa cohérence sans laquelle rien n’est possible.
Cher Alain Juppé, merci de votre accueil cordial, amical, je vous souhaite beaucoup de succès dans le futur.
Merci.
Mis à jour le 18/05/2012
